Archives pour juin 2010

13 parcs nationaux au Gabon : Le défi du développement durable !!!

La création des parcs nationaux au Gabon est récente, puisqu’elle date du 30 août 2002. Cette création relève d’une décision historique du Chef de l’Etat de mettre en place un réseau de 13 parcs nationaux sur toute l’étendue du territoire national. Ces derniers représentent 2.837.128 hectares, soit plus de 10.6% de la superficie totale du territoire. De plus, ces parcs comprennent 129.307 hectares de territoire marin.

Pour que la mise en place de ce réseau soit effective, il est essentiel que l’ensemble des acteurs impliqués dans ce processus ait une perception commune de l’ensemble du processus de mise en œuvre.

Une évolution concertée et consolidée de ce travail commun, qui rende compte de l’ensemble des interventions prévues et souhaitables dans les parcs nationaux pour les années à venir, est nécessaire et importante.

A ce titre, le Conseil National des Parcs est à la fois un cadre d’orientation, d’harmonisation, de supervision des activités à mener, car la mise en place de ce réseau ne se départira pas de quelques principes cardinaux :

Mettre en place, pour toutes les interventions prévues et nécessaires, un cadre logique commun : il est nécessaire d’harmoniser les repères, principes et critères de planification, de gestion, de suivi et d’évaluation des actions que nous souhaitons exécuter dans les parcs nationaux, depuis les objectifs initiaux du réseau jusqu’aux résultats permettant de mesurer les indicateurs de performance et d’impact.

Programmer en commun, et annuellement, toutes les interventions : cette phase aura pour but (i) d’identifier les actions à mettre en œuvre au cours de l’année (ii) de fixer les résultats prévisionnels à l’aide d’indicateurs de performance et d’impact ut (iii) de prévoir leur chronogramme d’exécution dans l’année, les moyens matériels et ressources humaines nécessaires (iv) de budgéter les moyens humains et matériels ainsi répertoriés et (v) d’affecter en conséquence les ressources prévues par l’Etat, les bailleurs de fonds bilatéraux, multilatéraux, le secteur privé et les ONG etc.

Suivre en commun les actions à mener : ensemble, nous devrons (i) rapporter les performances des activités menées dans les parcs par rapport au cadre logique adopté par consensus grâce à un contrôle périodique de l’état d’avancement du réseau (ii)  mesurer les écarts par rapports aux prévisions via des indicateurs de performance et (iii) et faire les recommandations nécessaires.

Evaluer ensemble les actions et résultats : il s’agira pour nous de mesurer le chemin parcouru (écarts) et  proposer des mesures correctrices et alternatives s’il y a lieu.

 

Enfin,  informer les partenaires impliqués sur le déroulement des activités pour l’avancée du réseau par le plan de travail annuel, en leur donnant la possibilité d’interagir sur le système pour obtenir les informations spécifiques.

Cette méthodologie permettra à l’ensemble des acteurs du réseau d’avoir une meilleure visibilité du déroulement du processus. De façon spécifique :

·      les administrations impliquées dans la mise en œuvre de ce réseau national de parcs nationaux trouveront par cet outil (i) un cadre logique clair permettant d’entrevoir et d’anticiper sur le déploiement de l’action inter-ministérielle sur le terrain en évitant des duplications, chaque administration se concentrant sur les missions qui lui sont assignées (ii) une vitrine des résultats atteints par parc, par projet exécuté et par objectif identifié (iii) des éléments de révision de la politique d’intervention de l’ANPN pour de meilleures performances et (iv) une célérité accrue dans la gestion des priorités.

·      les différents bailleurs de fonds nationaux et internationaux impliqués dans la mise en œuvre de ce réseau, auront, par l’exécution du plan de travail annuel, une réponse relative à la capacité du programme d’intervention proposé par le CNPN, à atteindre les résultats escomptés, les performances et l’impact des activités financées par chacun.

·      les agences d’exécution et divers partenaires, auront, par cette méthodologie, une réponse relative à la logique d’intervention programmée, aux financements disponibles, aux performances et impacts des actions menées sur le terrain.

Aussi, cette approche sur le travail que nous allons effectuer ensemble pour la mise en œuvre des parcs nationaux est à la fois stratégique et opérationnelle :

 

Du point de vue stratégique, il nous permettra une plus grande interaction entre les acteurs du réseau, en ce qui concerne la qualité des actions à entreprendre dans le cadre du développement de notre réseau de parcs nationaux. Nous tiendrons donc nécessairement compte de la dimension politique et des contraintes tant institutionnelles qu’organisationnelles qui encadrent l’action du CNPN.

 

« Pour que la mise en place de ce réseau soit effective, il est essentiel que l’ensemble des acteurs impliqués dans ce processus ait une perception commune de l’ensemble du processus de mise en œuvre »

 

En effet, la formulation d’une logique d’intervention consolidée et commune, qui tienne compte des projets déjà en cours dans les différents parcs, mais surtout, qui a l’ambition de réunir tous les partenaires autour d’une vision commune du développement de nos parcs, doit tenir compte en priorité de trois constats :

·      d’abord, de nouvelles relations sont en train de se nouer entre la croissance économique et la gestion de l’environnement ; elles sont à l’arrière-plan du concept de développement durable. Cette donnée implique qu’une attention spécifique doit être accordée, par tous les acteurs du secteur, aux mécanismes qui permettraient à la gestion de l’environnement dans les parcs nationaux de servir le développement économique, en garantissant à la fois l’exploitation durable des ressources naturelles et le bien-être des populations;

·      ensuite, la réflexion stratégique impulsée par  l’ANPN à l’endroit de tous les partenaires du processus va déboucher sur un consensus optimal en termes de priorités d’actions et d’opportunités d’investissement dans les parcs nationaux, en fonction du niveau d’implication par catégorie d’acteur ;

·      enfin, la prise en compte de la position du Gabon dans le contexte sous-régional, avec ses engagements et ses responsabilités au regard du destin de l’environnement dans le bassin du Congo, définit de nouvelles contraintes et de nouvelles opportunités pour l’image que nous sommes en devoir de donner à nos voisins; il est question, par la mise en place de ce réseau, de véhiculer le bénéfice d’un modèle exportable dans les autres pays confrontés aux même questions.

 

 

Du point de vue opérationnel, cette méthodologie nous permettra de : 

·      faire émerger une vision commune à l’ensemble des acteurs du processus, pour une gestion concertée et efficace du réseau national des parcs nationaux ;

·      établir et choisir soigneusement les grandes étapes à franchir dans cette voie ;

·      rallier à cette fin tous les intéressés (partenaires, groupes de citoyens, collectivités, secteur privé et administrations concernées) ;

·      suivre et évaluer les activités pour s’assurer que les investissements et changements requis par le processus voient réellement le jour ;

·      diffuser vers le plus grand nombre les acquis dynamiques de la gestion des parcs nationaux (acquis scientifiques, techniques et de management).

 

Il est donc important de noter, à l’entrée de cet ambitieux défi, que les instruments à mobiliser pour l’exécution commune de ce travail vont impulser des changements importants, même s’ils sont progressifs, dans les conceptions, les attentes, et les attitudes de tous les partenaires du secteur, comme des procédures à mettre en place pour assurer la coordination des comportements de tous.

La logique d’intervention de l’ANPN  pour le suivi et l’évaluation des activités inscrites dans les parcs nationaux du Gabon, par le principe d’une communication participative, va se faire au bénéfice des préférences consensuelles de l’ensemble des acteurs.

 L’efficacité de cette recherche commune et consolidée résidera ainsi, dans sa capacité à renforcer l’impact et la cohérence des modes d’action et d’intervention de la puissance publique, des initiatives adoptées par les différents partenaires, mais aussi de la perception de l’ensemble du processus par les communautés locales.

 

 

Pour nous, acteurs et architectes du développement durable, le redoutable défi consiste ici à concevoir une logique d’intervention qui débouche sur une stratégie effective de mise en œuvre du réseau, mais également sur une stratégie de mutation des comportements, tant ceux des responsables politiques et administratifs directement concernés, ceux des institutions impliquées, que ceux des opérateurs, des partenaires, des populations et de l’environnement national et international.

La mise en œuvre effective du développement durable par la gestion des parcs nationaux est au prix de notre capacité à coopérer, à œuvrer en commun pour la mise en valeur d’un bien naturel public, patrimoine de l’humanité. En deçà de cette humilité individuelle nécessaire à l’élévation de la grandeur communautaire, nous ne méritons pas l’exceptionnelle générosité de la nature à l’endroit de ce si magnifique pays.



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